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May 2014La première évidence, ce sont les réseaux sociaux : combien de messages re-tweetés, combien de selfies followés (on pensera à Hélène de Generis et à Barack Obama bien sûr), toutes ces pages Facebook qui font le buzz… Que ce soit les people ou les politiques, on fait sa communication directement : avec plus ou moins de succès… Pour le plus grand plaisir de la presse à scandales : les échanges entre Miley Cyrus et Sinead O’Connor, les bombes provocatrices de Matthieu Kassowitz, chaque semaine il y a quelque chose de nouveau !
Et on ne parle pas des politiques, dont les comptes deviennent de vraies mines d’or pour les journalistes friands de petites phrases assassines. Mais le plus révélateur demeure certainement le cas, moins hexagonal, des révolutions arabes. Lorsque celles-ci ont explosé, elles se sont en grande partie organisées via les réseaux sociaux (c’est le cas célèbre des rassemblements de la place Tahrir en Egypte) : les journalistes n’ont pu que s’y connecter, non plus pour pécher la punch-line, mais pour suivre l’actualité brûlante des sociétés en mouvement.
Des sociétés en mouvement, justement : la démocratisation des smartphones a permis aux acteurs de ces mouvements d’informer le monde (avant même les journalistes, donc) de la réalité du terrain. Pour suivre la cadence, car une information n’a vraiment de valeur que lorsqu’on est le premier à la diffuser, ceux-ci ont dû s’adapter et investir dans la technologie mobile. Pour capter internet en permanence ? Pas uniquement : la connexion au réseau et l’accès à un traitement de texte dans la poche, sans compter les capacités photographiques des petites bêtes d’Apple, Samsung et Nokia, font que ces outils ont rapidement remplacé les vieux calepins.
Et on comprend alors que le journalisme, les médias ne dépendent plus uniquement des informations que leur transmettent internet, mais le fait que chacun puisse aujourd’hui jouer à Tintin avec son appareil mobile ou sa phablette les oblige